Dans le domaine des télécommunications, les 25 années qui viennent de s’écouler ont connu une révolution permanente. Du premier e-mail envoyé ou du premier appel reçu sur un téléphone portable jusqu’aux promesses infinies de l’intelligence artificielle, c’est tout l’environnement qui a été – et qui sera encore – bouleversé. La FEB a interrogé 25 figures clés issues du monde entrepreneurial et politique belge sur l’impact de 25 moments charnières sur notre évolution économique. Guillaume Boutin (CEO Proximus) se penche sur la révolution numérique.

 

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Dans les nouveaux écosystèmes, le client revient au centre de tout

La première révolution de ces 25 dernières années fut le passage de l’internet de la sphère professionnelle à la sphère privée. La deuxième, presque simultanée, fut l’avènement du téléphone portable. La téléphonie mobile a offert aux utilisateurs la possibilité de ne plus jamais être, littéralement, « pendus à un fil ». C’est ce que Guillaume Boutin, CEO de Proximus, appelle « l’ubiquité ». La troisième révolution fut la rencontre entre cette ubiquité et l’internet qui a permis l’arrivée des réseaux sociaux.

Guillaume Boutin le reconnaît volontiers : les opérateurs de télécoms ont loupé le coche des plateformes connectées. Les opérateurs ont redoublé d’efficacité pour apporter la connectivité, déployer des réseaux. Mais ils n’ont pas réussi à en extraire des services aux consommateurs. Les plateformes internationales y sont quant à elles parvenues. 
 

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Proximus Chairman of the board of directors: Stefaan De Clerck, New Proximus CEO Guillaume Boutin and Dirk Lybaert, Chief Corporate Affairs Officer Proximus durant l'audience de la Commission mobilité, entreprises publiques et infrastructures
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L’internet va devenir local et privé

Les opérateurs ont donc perdu cette bataille. Rien ne dit cependant qu’ils auraient pu la gagner, car les plateformes maîtrisaient aussi les systèmes d’exploitation, c’est-à-dire la couche logicielle qui fait le lien entre le client digital et le client des services stores.

Mais les opérateurs entendent bien gagner la prochaine guerre, celle de la 5G et de la fibre, et jouer un rôle central dans ce nouvel environnement. Pour Guillaume Boutin, le rôle des opérateurs sera primordial dans l’économie d’écosystèmes qui est en train de remplacer l’économie d’industries. L’internet va devenir local et privé. Local, parce que c’est aujourd’hui une tendance de fond, dans tous les domaines. Et privé, parce que le client redevient véritablement le centre de tout.

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La technologie, ce n’est plus seulement pour les geeks.

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GUILLAUME BOUTIN, CEO PROXIMUS
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La coopétition, un nouvel état d’esprit

Les nouvelles technologies soutiendront ces changements en apportant fiabilité et stabilité au réseau. Mais au-delà de la transition technologique, c’est un nouvel état d’esprit qu’il faut adopter. Un écosystème, cela ne se fait pas tout seul. Les compétiteurs deviennent aussi des partenaires. C’est pourquoi on parle de coopétition, de collaboration entre compétiteurs. 

Ce sont les premières briques d’un mouvement d’ensemble. Dans 3 ou 5 ans, lorsque l’équilibre des forces sera différent, les batailles se gagneront d’abord contre les grands de ce monde. Les grands groupes achètent des droits du foot tant le football est un vecteur de lien local. Ils proposent des financements, ouvrent des magasins physiques, soutiennent des créations culturelles… Leur but est de créer de la confiance en montrant qu’ils participent au tissu économique local.

Les opérateurs télécoms « historiques » disposent de quatre atouts majeurs dans la partie qui se joue. Un : leur base de clients et la connaissance approfondie de ces derniers. Deux : l’interaction quotidienne avec ces clients. Trois : une marque de confiance et une réputation. Quatre : le capital humain et son ADN local.

Le CEO de Proximus se veut positif face à cet avenir dont on ne peut mesurer aujourd’hui tous les apports. Les possibilités sont décuplées. L’avenir est synonyme de progrès, excitant et prometteur. Il faudra évidemment veiller à ce que la technologie soit accessible à tous et non un facteur de fracture dans la société. À chaque opérateur de jouer son rôle pour inviter chacun dans ce nouveau monde. Nous voyons la technologie comme un moteur d’émancipation, de croissance économique, de lien social. Aujourd’hui, la technologie facilite la vie, augmente le confort, c’est un « plus » dans la vie de tous les jours. La barrière pour y accéder est plus mince qu’avant. La technologie, ce n’est plus seulement pour les geeks.

En savoir plus sur la nouvelle vision stratégique de Proximus.

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