Le travail, la planète et l’environnement, la mobilité, l’Europe,… changent constamment et rapidement. Entrepreneurs et employeurs sont confrontés à des transformations contraignantes et radicales de leur écosystème économique et social. Comment les organisations patronales envisagent-elles l’avenir proche et lointain ? La FEB a rassemblé les ténors autour de la table et leur a posé la question. Cet article porte sur le thème suivant : « L’Europe ».

Éléments
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Pieter Timmermans, administrateur délégué FEB
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©Triptyque / Pieter Timmermans, administrateur délégué FEB
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Bernard Gilliot, ancien président FEB
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©Triptyque / Bernard Gilliot, ancien président FEB
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Wouter De Geest, président Voka
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©Triptyque / Wouter De Geest, président Voka
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Hans Maertens, administrateur délégué Voka
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©Triptyque / Hans Maertens, administrateur délégué Voka
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Marc Decorte, président Beci
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©Triptyque / Marc Decorte, président Beci
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Olivier Willocx, administrateur délégué Beci
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©Triptyque / Olivier Willocx, administrateur délégué Beci
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Jacques Crahay, président UWE
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©UWE / Jacques Crahay, président UWE
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Olivier de Wasseige, administrateur délégué UWE
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©Triptyque / Olivier de Wasseige, administrateur délégué UWE
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Bart De Smet, président FEB
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©Triptyque / Bart De Smet, président FEB
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Texte

Europe → résultats et ambition
 

Quelle importance l’Europe revêt-elle pour le positionnement mondial de la Belgique ?

Wouter De Geest (président Voka) : « L’Europe est cruciale pour notre économie ouverte et elle doit être ambitieuse. Cela signifie entre autres qu’elle doit rechercher une cohésion politique qui apporte aussi des réponses à des questions non économiques, comme la migration ou le protectionnisme. Car elles sont extrêmement importantes pour les entreprises, petites et grandes. »

Pieter Timmermans (administrateur délégué FEB) : « L’Europe a déployé son union politique, mais l’assise socio-économique n’a pas suivi. Ce n’est pas bon pour sa crédibilité auprès de la population. Pour renforcer la confiance, l’Europe doit afficher des résultats très concrets qui touchent la population directement et positivement. Songeons à l’introduction de l’euro, au projet Erasmus… Nous avons aussi besoin d’une Europe des investissements. Des investissements qui positionnent notre continent comme pionnier, tels ADSL et Airbus en leur temps, et auxquels des entreprises de toute l’Europe collaborent. »

Olivier Willocx (administrateur délégué Beci) : « La matière première la plus précieuse de l’Europe est son capital humain. Il est peut-être temps d’y investir davantage. »

 

Notre pays peut-il influencer la politique européenne ?

Hans Maertens (administrateur délégué Voka) : « La migration et l’intégration inquiètent l’Europe à différents niveaux. La migration au sein de l’Europe soulève des questions de droits et d’obligations sociaux. Par ailleurs, la migration économique et politique en provenance de pays extérieurs à l’Europe pose des problèmes d’intégration. Le monde des entreprises joue un rôle non négligeable à cet égard. Nous pouvons difficilement nous passer d’une migration économique intelligente et contrôlée pour répondre aux pénuries croissantes de main-d’œuvre. Qui dit migration dit intégration. La mobilité croissante de la main-d’œuvre nécessite un débat fondamental pour éviter de répéter les erreurs du siècle passé. »

Pieter Timmermans : « La Belgique a toujours été un moteur de l’Europe et elle doit continuer à jouer ce rôle de pionnier. Sans naïveté toutefois. Notre petit pays ne peut pas se montrer servile et subir les décisions des grands. À nous de veiller à l’équilibre et d’œuvrer ensemble au projet européen. En son temps, l’histoire de l’Airbus n’était une menace pour personne, mais bien une opportunité pour chacun. Chacun y a gagné, et pas uniquement les grands acteurs. »

Bernard Gilliot (ancien président FEB) : « Notre influence ne cesse de s’affaiblir. La Belgique s’abstient trop souvent lors des votes et perd ainsi de sa visibilité et de sa notoriété. Nous devons davantage considérer nos représentants belges au Parlement, au Conseil ou à la Commission comme des défenseurs d’intérêt qui font entendre leur voix et forcent
le respect. »

Wouter De Geest : « La Belgique est souvent la voix qui fait basculer une discussion ou une décision. Elle ne peut abandonner ce rôle. »

Jacques Crahay (président UWE) : « Par sa situation géographique rapprochée et sa petite taille, notre pays a toujours pu avoir une influence constructive sur les débats européens. Donner un élan constructif est certainement à sa portée si l’on ne s’enferme pas dans nos propres querelles byzantines. »

 

Dans le prochain et dernier chapitre de la table ronde, la FEB, Beci, UWE et Voka aborderont le rôle et l'importance de « La société civile ».

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